dimanche 20 octobre 2013

De l'intérêt du féminisme

Le 4 octobre dernier, un courageux anonyme a posté un commentaire de choix dans le tout premier billet de mon blog. Si je dois bien reconnaître que ce premier billet n'est pas le plus fouillé de tous ceux que j'ai eu l'occasion de publier ici, le commentaire est pour le moins caricatural... Oui, je suis désolée pour ce courageux anonyme, j'aurai voulu chercher les arguments les plus caricaturaux destinés à contrer le féminisme, je n'aurai pas trouvé !

En conséquence de quoi, c'est dans ce billet que je vais répondre à cette longue invective.

En voici donc une copie : (cette personne ne pourra pas dire que je ne lui donne pas voix au chapitre !)

"90% des travaux pénibles et dangereux (travaux publics, mines, centrales nucléaire...) sont assurés par les hommes.
Les hommes consacrent plus de 7h30 à leur travail (entreprise), contre 6h30 en moyenne pour les femmes
Les femmes touchent un salaire en moyenne 30% moins élevé que les hommes (ça reste à démontrer...) il faut noter qu'elles font plus de temps partiel que les hommes (souvent par choix) (et les hommes entre eux à travail égal touchent-ils le même salaire ???
En France, 3/4 des victimes de suicide sont des hommes. Et personne ne s'en soucie
En Espagne les féministes ont tous les pouvoir, une femme accusant son conjoint de violence conjugale dit "forcément" la vérité; les hommes n'ont aucune possibilité de faire éclater la vérité, l'homme est forcément coupable.
En France, un homme meurt tous les dix jours victime de violence conjugale et personne n'en parle (contrairement aux femmes victimes de violences) (le numéro d'appel 3919 est présenté par le ministère de la Parité comme s'adressant exclusivement aux victimes féminines, et toutes les personnes répondantes sont des femmes ; la conséquence en est que les victimes masculines ne font pratiquement pas appel à ce service).
En France, les hommes partent à la retraite en même temps que les femmes alors que ces dernières vivant en moyenne 5 à 6 ans de plus que les hommes devraient partir plus tard.
En France, dans le domaine des naissances, l'absence de tout pouvoir de décision donné aux pères, et le pouvoir total donné aux mères : choix de garder ou non l'enfant, choix de pratiquer ou non l'interruption volontaire de grossesse (IVG), choix d'accoucher ou non sous X .
En France, l'impossibilité légale pour les hommes, en cas de doute sur une paternité qui leur est attribuée, de procéder à une recherche de paternité, la possibilité en étant réservé aux mères dans les dix premières années de l'enfant.
En France, les discriminations en faveur des femmes tolérées (entrée gratuite en discothèque, au Parc des Princes, ou autres promotions réservées aux femmes, inscription à certains sites gratuitement, offres d'emploi s'adressant exclusivement à un public féminin pour des métiers comme serveuse ou hôtesse d'accueil...) alors que de telles discriminations en faveur des hommes sont passibles des juridictions pénales.
C'est ça le féminisme, c'est ça la société matriarcale.
Et on peut continuer encore longtemps !"

Ah, le courage de cet anonyme est louable face à la castratrice féministe que je suis...

mardi 15 octobre 2013

Prostitution : les clients parlent et ça fait mal

Si il est admis (enfin !) que les personnes prostituées ne sont pas les seules à jouer un rôle dans la prostitution, il est difficile à admettre pour bon nombre de personnes que les clients sont également responsables dans cette histoire.

Il est par ailleurs difficile de faire admettre qu'une prostituée est victime d'un système (en l'occurrence le système prostitueur qui s'appuie plus que très largement sur le système patriarcal), et que ce système légitime les actions néfastes d'un groupe en particulier : les clients.



Alors les clients, parlons-en un peu, justement.

samedi 5 octobre 2013

Prostitution : les arguments les plus utilisés

Pour poursuivre un précédent billet sur le thème de la prostitution, j'aimerai revenir sur les arguments fréquemment retrouvés dans l'argumentaire des personnes qui s'opposent à la pénalisation des clients de la prostitution et à la considération du statut de victime des personnes prostituées. En effet, sur un sujet si complexe, rien ne vaut des études de population mais... non, la plupart des gens préfèrent se fier à ce qu'ils appellent le "bon sens".

Hors, ce bon sens, il fait parfois du mal, en particulier aux personnes qui sont directement confrontées à la difficulté considérée.
Je vous propose donc de décortiquer le top 5 des arguments utilisés par les opposants au projet de loi en gestation visant à punir les clients de la prostitution. Et ce sont des arguments de merde qui se démontent sans presque lever le petit doigt.



Si si, je vous jure.