lundi 14 juillet 2014

L'insoutenable légèreté du Mondial

Après quelques semaines d'absences, me voilà de retour, en même temps que la fin de la Coupe du Monde MASCULINE de football.
J'avoue avoir été un peu "rincée" par les scores affligeants du Front National aux dernières élections, mais aussi par l'abandon des ABCD de l'égalité, et enfin par le retrait par le Sénat du décret visant à pénaliser les clients dans la loi concernant l'abolition de la prostitution...

Non, la démocratie n'est pas à la fête, je vous le dis... L'égalité des droits non plus.
Quand on voit le taux d'abstention, donc le nombre de personnes qui ont préféré garder leur cul sur la canapé au lieu de faire leur devoir de citoyen, moi ça me déprime quelque peu.
Quand on voit aussi le gouvernement reculer contre des groupuscules réactionnaires qui passent leur temps à faire de l'intox sur ces maudits enseignants qui proposeraient des travaux pratiques spéciaux sur la masturbation dès la maternelle, on a de quoi se demander où va le monde.
Et enfin, quand on voit le Sénat reculer sur l'identification des clients prostitueurs comme étant pleinement actif dans la prostitution, là encore, il y a vraiment de quoi pleurer. J'avoue maintenant ma fatigue contre Esther Benbassa qui passe son temps à nous dire combien le modèle suédois est nul à chier (oui oui, on peut y mettre de jolis mots, une fois traduit, ça donne ça hein) SANS ARGUMENT.

Non mais, stop à la connerie à la fin !

Et bien, non, il paraît qu'on arrête pas le progrès, mais apparemment, les conneries non plus.

Photo issue du journal Le Temps

Voilà qu'il y a plusieurs semaines débutait ce que la majorité des gens appellent "le Mondial", dans une ambiance chaud patate puisqu'il a fallu réprimer quelques manifestations pour éviter de gâcher la fête...

mardi 20 mai 2014

2014 : être jeune... être idéaliste, être féministe

Il y a quelques années, on se faisait encore tout un monde de ce que le monde pourrait devenir le 21 décembre 2012... Pour la bonne cause, on en a même fait un bon gros blockbuster comme on en fait... tout le temps (si si).

Mais la fin du monde, c'était pas en 2012, d'ailleurs, la preuve, c'est qu'on est encore là pour en parler, et même écrire quelques lignes d'un billet sur la question. Non, aujourd'hui, on est bien en mai 2014, à la veille des élections européennes.

Des élections dont tout le monde a l'air de se taper comme de sa première chemise.
Vous vous rendez compte ?

On a le pouvoir, en collant des papiers dans une boîte, d'élire des gens qui peuvent faire changer le monde, faire en sorte qu'il y ait plus d'égalité entre les êtres humains.
C'est, paraît-il, ce qu'on appelle la démocratie.

J'aime la démocratie. Elle dispense nombre de valeurs qui profitent à chacun, et devrait nous permettre de vivre en harmonie.

Aujourd'hui, ce qu'on appelle "démocratie" est complètement galvaudé : on tourne avec une classe politique qui n'a que très peu bougé depuis 40 ans, on s'enfonce dans un système unitaire qui n'a qu'un mot à la bouche : la sacro-sainte "croissance". On tourne en sous-régime et ça se sent : les gens votent pour les "vieux" partis, qui soit disant savent mener la barque.

Oui, ma petite dame, on coule à pic !

Ce système nous mène aujourd'hui en bateau. C'est est un frein à notre liberté, ainsi qu'à l'accès à une égalité réelle entre les femmes et les hommes.


vendredi 2 mai 2014

Toutes des putes

C'est un fait, nous ne pouvons pas lutter : nous sommes des putes, et la moindre erreur de look relève de la putasserie pure et simple.



Non, ce n'est pas moi qui le dit, ni Giedré d'ailleurs (enfin, si un peu, mais bon, l'ironie, de temps en temps, ça ne fait pas de mal), c'est Ségolène Royal qui nous le fait comprendre.

Petit retour sur l'histoire en question : la semaine dernière courait la rumeur que Mme Royal, ministre de l'écologie nommée par Manuel Valls avait fait interdire les décolletés dans son ministère. Il semblerait que malgré un démenti, la rumeur soit en réalité tout à fait fondée.

Et il faut bien avouer que ça pose un problème, un vrai problème.

dimanche 27 avril 2014

De la violence

Pour la plupart des gens, la violence est un instinct naturel chez l'être humain, en particulier chez les hommes. De nombreuses œuvres essaient en effet de montrer combien les hommes sont naturellement violents et près à user de leur force pour assurer leur sécurité ou leur confort. C'est une règle bien établie à l'intérieur de nos têtes que la violence est inhérente à la nature des êtres humains et que nous en avons besoin pour survivre dans un monde implacable.

Pourtant... En avons-nous réellement besoin ? Sommes-nous réellement programmés génétiquement pour user de violence, verbale et physique, lorsque nous pensons être en difficulté ?

C'est ce que les idées reçues nous apprennent : la violence est nécessaire, même à un niveau minimal, pour s'assurer une place dans le monde.

HUG ! Moi être homme viril et violent !

Pourtant, les neurosciences nous apprennent que ce n'est peut être pas le cas. La violence, comme de nombreux autres comportements humains, serait l'une des résultantes de nos apprentissages... Après tout, pourquoi pas ?
Laissons Mme la Dr Muriel Salmona nous entraîner sur cette piste qui, en un éclair, nous en apprend beaucoup sur les inégalités femmes / hommes d'hier et aujourd'hui.

dimanche 20 avril 2014

Féministes pour une Europe Solidaire

Ca y est, c'est parti. Les féministes se lancent dans les élections européennes. Des féministes vont se positionner contre l'austérité qui nuit à l'égalité femmes / hommes et essayer de faire entrer ces débats plus directement sur la scène politique. Nous franchissons, en tous cas en France, une étape décisive : nous portons avec fierté le nom de "féministes".

Le féminisme, c'est de la clownerie, il paraît...

Nous ne nous cachons plus derrière d'autres mouvements, ou des positionnements de débat, il y a maintenant une liste dont le nom comporte "féministe".

Maiiiiiiiiiiiiiiis... Comme prévu, ça ne plaît pas à tout le monde (remarquez, je suis allée chercher sur un site déjà orienté...). Qui s'en étonnerait ?


mardi 1 avril 2014

"T'as pas d'humour, de toutes façons, tu es hystérique"

Entendue, lue, relue, réentendue des centaines, que dis-je, des milliers de fois, cette phrase cinglante et absolument non argumentée est l'une de mes plus fidèles compagnes. Et probablement celle de tas d'autres personnes aux sensibilités féministes.

Bon, il est évident que dans ces cas là, on n'a pas spécialement envie de répondre de façon argumentée de son côté. On voudrait simplement dire : "Mais je t'emmerde mon petit pote !", mais parfois ça ne sort pas. Et parfois, on fait soi-même de l'auto-censure sur ce qu'on aurait pu dire et qui aurait pu nous conduire à cette réponse si désagréable à recevoir de la part de ses interlocuteurs.

C'est une féministe, elle n'a pas d'humour, OH MON DIEU !!!!!!!!!!!

Déjà qu'on dit communément que les femmes n'ont pas d'humour, mais alors les féministes... Est-il physiologiquement possible qu'elles en aient, hein ?

C'est une vraie question pour un tas de gens.

C'est par exemple, une vraie question pour Rémi Gaillard. Ce brave monsieur nous gratifie en effet d'une belle vidéo d'une minute et 44 seconde où il mime des actes sexuels avec des femmes qui n'ont rien demandé.
Et qui se demande après pourquoi y a des gens que ça ne fait pas rire.
Mais au fait, est-ce que quelqu'un s'est demandé POURQUOI diable ça nous faisait pas marrer ?


dimanche 16 mars 2014

Ni jupe, ni niquab, ni pute, ni soumise : l'impossible apparence des femmes

Cette semaine, j'ai eu l'occasion de lire un billet de Tumblr terrible. Je ne connaissais pas cette personne, mais j'ai compris immédiatement son ressenti.
En effet, Jack Parker se trouvait dans le métro. Comme des tas d'entre nous chaque jour. Et à la faveur des cahots de ce moyen de transport, un inconnu en a profité pour glissé ses doigts sous sa jupe pour la tripoter. Heureusement, notre valeureuse Jack s'est défendue et d'autres personnes l'ont aidée à mettre hors de la rame cet individu au comportement des plus douteux.
Il y a des tas d'enseignements à retenir de cette histoire, notamment qu'elle est tristement banale, et surtout, que si vous la racontez, on vous dira qu'effectivement, c'est ce que les femmes risquent à chaque instant quand elles sont trop provocantes.

Mais comme le disait l'un de mes proches : "il n'y a même pas à commenter cette histoire. Il faut appeler les choses par leur nom : c'est une agression sexuelle qui devrait être punie par la loi."



Oui, cette remarque tombe sous le sens. Alors comment expliquer le grand écart entre ça et les réactions absurdes des gens qui prétendent que les femmes ne doivent pas s'habiller comme elles l'entendent ?